Mohammed a choisi de quitter l'islam.

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L’Irakien Mohammed Moussaoui s’est converti. Issu du chiisme radical, il s’est tourné vers le christianisme. Au péril de sa vie.
Pourquoi avez-vous abandonné le chiisme pour le  christianisme ?
“Je n’ai pas quitté seulement le chiisme, j’ai quitté l’islam dans sa totalité. J’ai découvert que le Coran n’était pas parole de Dieu et que Mahomet n’était pas prophète. Je me suis retrouvé dans le christianisme.”

Votre conversion n’est-elle pas une fuite ?
 
“J’avais tout et j’ai tout quitté pour suivre le Christ. Dans mon pays, tout le monde me saluait en me baisant les mains. Je n’avais aucune raison de fuir un milieu privilégié, un clan respecté par tous. Mais soudain, je me suis retrouvé face à une vérité. Celle du Christ. C’est lui qui est venu me libérer de tout cet orgueil. J’ai pris conscience de mes défauts et des mensonges du Coran.” La civilisation islamique a une histoire, il existe près de deux milliards de musulmans.


Comment justifiez-vous le jugement très critique que vous portez sur l’islam ?
“L’idéologie de l’islam est mauvaise. Comment comprendre que cette religion puisse interdire l’adoption ? Certains musulmans vivent avec d’autres communautés mais il faut savoir comment les chrétiens sont traités dans les pays musulmans. Quand l’islam est en minorité, il est modéré. Mais dès qu’il devient majoritaire, il est animé en réalité par un besoin de domination.”


Durant vingt-trois ans, vous avez grandi dans la culture chiite avec une certaine idée de la femme. Comment votre perception de l’autre sexe a-t-elle pu évoluer ?
“Ce n’est pas moi qui ai changé. J’ai été transformé, bouleversé par le Christ. Dans l’islam, la femme n’est qu’une moitié. Il faut par exemple deux femmes pour obtenir la valeur d’un témoin. Mais cela contredit d’autres versets disant que le paradis est au pied des mères. Sachez aussi que cette religion autorise l’homme à battre sa femme, à la répudier, à avoir des maîtresses.”


Avez-vous déjà surpris des femmes se révolter ?
 
“Impossible car dans cet islam très strict que j’ai connu, la femme est toujours sous la domination de l’homme. Obéir à l’homme, c’est obéir à Dieu. Elles ne sortent pas, ne vont pas à l’école… La révolte est impossible.”


Selon vous, comment l’islam peut-il évoluer ?
“Le Coran ne peut pas être remis en question parce qu’il est théoriquement dicté par Dieu. Je crois que l’islam se développera dans le monde grâce à la démographie croissante des musulmans. Avec le mensonge, cette religion se posera comme une solution au mal être des sociétés. Et finalement, en Occident comme en Orient, ce sont les politiques qui la maintiennent et la renforcent par la terreur et la tyrannie.”


Vous prenez des risques en écrivant ce livre. Pourquoi ?
“C’est plus fort que moi. Je ne peux pas faire autrement que témoigner. Mais personne ne peut rien contre ce que je suis car on peut tuer un corps mais pas une âme. Personne ne pourra atteindre mon âme de chrétien.”


Quelle serait votre réaction si l’un de vos enfants choisissait d’épouser un musulman ?
“Je respecterais ce choix et nous ferions de notre mieux pour l’accueillir dans le christianisme. Si l’un de mes enfants devait choisir l’islam, je chercherais à comprendre avec lui les vraies raisons de son engagement et je le mettrais en garde contre les mauvaises influences. Je ferais tout simplement appel à son intelligence.”


Propos recueillis par Emmanuel Galiero

L’entretien en langue arabe avec Mohammed Moussaoui, alias Joseph Fadelle, s’est tenu à Paris par l’intermédiaire d’un traducteur. Il est l’auteur du livre Le prix à payer, Editions de l’OEuvre, 224 pages, 18 €.
 

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