L'ECOLE DE FRANCFORT

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"L’École de Francfort est le nom donné, dans les années 1960, à un groupe d'intellectuels allemands réunis autour de l'Institut de Recherche sociale fondé en 1923 et soutenu par le mécène Felix Weil. Elle est actuellement dirigée par le philosophe Axel Honneth

En Russie, dans les jours qui suivirent la Révolution Bolchevique, Lénine est persuadé que rien ne pourra plus arrêter le soulèvement du prolétariat qui allait inexorablement balayer l'Europe et les États-Unis. Mais les peuples résistent et les choses ne se passent pas comme prévu !

Aprés l'échec des révolutions bolchéviques de 1917-1919 : la hongroise de Béla Kun, l'allemande de Rosa Luxemburg, et même la russe qui ne survit que par la Terreur, Lénine est bien obligé de constater la défaillance des peuples, voire leur "trahison". En 1922, il convoque à l'Institut Marx-Engels de Moscou une réunion du Komintern dans le but d'explorer une voie alternative, celle de la Révolution Marxiste Culturelle, telle que défendue par Georg Lukács et Willi Münzenberg [1][2], afin d'en clarifier le concept, d'en désigner les cibles et d'en définir le mode d'emploi.

Outre Karl Radek, du Politburo, représentant Lénine, sont présents Félix Dzerjinski (créateur de la Tchéka), Georg Lukács, Willi Münzenberg.

Afin de miner les fondements de l'Occident, Georges Lukács, fils d'un banquier juif hongrois et compère de Bela Kun, avait proposé, dans la cadre de ce qu'il appelait le Terrorisme Culturel, qu'une sexualité dévoyée soit enseignée dés la petite école. Cette idée, considérée comme une arme de destruction massive contre la Chrétienté, fut reprise par Herbert Marcuse dans son ouvrage Éros et Civilisation publié en 1955.

Pour sa part, "le communiste allemand avec qui Goebbels apprit son métier", Willi Münzenberg, le grand organisateur de la désinformation-propagande soviétique, était convaincu que le Communisme ne pourrait jamais s'implanter si la nature même des peuples n'était au préalable radicalement transformée.

Il fallait, disait-il:

"Organiser les intellectuels et se servir d'eux pour pourrir la civilisation occidentale jusqu'à ce qu'elle pue. Alors seulemement, après que toutes ses valeurs eussent été corrompues et la vie rendue impossible, pourrions-nous imposer la dictature du prolétariat." [3]

On peut douter que ces gens, compte tenu de ce que l'on sait d'eux, aient été des idéalistes préoccupés par le bonheur des peuples plutôt que par l'instauration de leur propre dictature sur des populations asservies. W. Churchill: [4]"Et maintenant ces bandes sorties des bas-fonds des grandes métropoles d'Europe et d'Amérique ont attrapé le peuple russe par la tignasse et sont devenues les maîtres incontesté d'un énorme empire."

En 1924 Lukacs s'établit en Allemagne. Poursuivant l'exploration de la voie ouverte en 1922 à l'initiative de Lénine, il réunit autour de lui à Francfort un groupe d'universitaires et intellectuels juifs marxistes afin de définir les méthodes qui devaient permettre de changer la nature et les valeurs des peuples d’Occident en leur imposant insidieusement la dictature de la Pensée Correcte. Ces Méthodes sont aujourd'hui connues sous le nom de Marxisme Culturel, Freudo-Marxisme ou plus familièrement Political Correctness ou Politiquement Correct [5]. [6].

Ce groupe de réflexion qui se réunit dans les années 1920 à l’Institut de recherche sociale de Francfort sera plus tard connu sous le nom d'École de Francfort. Réputée pour ses illustres chercheurs, parmi lesquels Georg Lukács, Theodor Adorno, Max Horkheimer, Herbert Marcuse, Walter Benjamin, auxquels il faut rattacher Antonio Gramsci, le fondateur du Parti Communiste italien interné de 1926 à 1934 par Mussolini, ce thinktank se propose de s'atteler à une analyse critique des sciences sociales dans une perspective Néomarxiste.

L'École est notamment connue pour s'être penchée sur l'apparition de la culture de masse dans les sociétés modernes, dont elle développera une critique suivant le concept d'"industrie culturelle" proposé pat Théodore Adorno. L'École se penche sur les concepts de critique comme :

Situation qui est ainsi analysée:

HERBERT MARCUSE : “C’est le peuple qui n'a pas rempli le rôle que lui avait réservé la théorie révolutionnaire … “ mis devant la possibilité de la révolution, le peuple aura préféré s'en détourner en adhérant profondément aux institutions principales définissant la civilisation occidentale.” “ Une conscience non révolutionnaire - ou plutôt antirévolutionnaire - prévaut dans la majorité de la classe ouvrière, cela saute aux yeux.” Et il continue: “Il faut préférer la dictature des intellectuels au pouvoir d'un peuple encore imparfait. […] Il est nécessaire, pour une société civilisée, que des gens éduqués aient des prérogatives politiques pour combattre les sentiments, les attitudes et les concepts des masses non éduquées.

-Antonio Gramsci: “Les travailleurs ne verront jamais leurs véritables intérêts de classe tant qu’ils n’auront pas été libérés de la culture occidentale et en particulier de la religion Chrétienne.

-Georg Lukacs: "Qui nous sauvera de la civilisation occidentale?"

La stratégie consistera à déconsidérer les valeurs de la civilisation chrétienne et à combattre les sentiments identitaires des Occidentaux en instaurant le multiculturalisme et la tyrannie des minorités sur la majorité.

Reprenant les analyses de Théodore Adorno, Marx Horkheimer et Walter Benjamin sont convaincus que la maitrise de l'industrie culturelle est la condition de la tranformation des peuples. Il est donc impératif de noyauter les milieux intellectuels afin de parvenir au contrôle des manuels scolaires, des universités, de la télévision, de la radio, de la presse et du showbiz.

À l'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, l'Institut est fermé et ses membres sont contraints à l'exil. Adorno, Horkheimer et Marcuse partent aux États-Unis où ils essaiment vers les universités de Columbia, Princeton, Brandeis, California-Berkeley. Après une escale à Genève, le siège de l'Institut est transféré à New York, où il restera jusqu'en 1950, date de son retour à Francfort. Herbert Marcuse demeurera à California-Berkeley où il enseignera et d'où il attisera les mouvements étudiants et Civil Rights des années 1960.

L'ACCOUPLEMENT BIZARRE DU MARXISME ET DU PURITANISME ACCOUCHE DU POLITICAL CORRECTNESS

Au contact du puritanisme Yankee, ces socio-philosophes freudiens comprennent vite à quel point les convenances religieuses, morales, dialectiques brident la société américaine. En un clin d'oeil ils saisissent que le puritanisme contrôle non seulement le langage et la pensée mais, mieux, le subconscient. Ainsi, quiconque enfreint les règles se sent non seulemnt en infraction avec avec l'opinion dominante mais encore avec sa propre conscience. Un rêve d'autocensure! La stratégie est claire: il suffit de substituer à la décence morale puritaine la décence morale marxiste. Ce concept n'est pas étranger à ces familiers de "la ligne du Parti"[7]. Le principe moteur du Political Correctness était né, on allait effectivement "la civilisation occidentale jusqu'à ce qu'elle pue."

Il ne s'agit surtout pas de revenir aux énormités de la propagande bolchevique et aux grossiers mensonges conformes à "la ligne du Parti", mensonges tellement gros que nul n'était dupe. Non, il faut instaurer une forme de subversion subtile ciblée sur les universités, les milieux intellectuels, les media, les minorités, les immigrés... et comme on va le voir, ce ne sont pas les ouvriers socialo-communistes de Renault qui vont déclenché Mai-68![8]

Marcuse en 1965 complète sa doctrine en publiant Repressive Tolerance, dans lequel il expose une curieuse théorie qui exige la plus grande tolérance pour les idées gauchistes et réclame l'intolérance totale pour les attitudes conservatrices considérées comme relevant de la psychiatrie. Il instaure ainsi ce Politiquement Correct qui semble aller de soi dans la politique et les media, alors qu'il annonce pour les mal-pensants de nos démocraties les hôpitaux psychiatriques de Staline. [10]

Jürgen Habermas, par un réinvestissement de la théorie critique, contribuera à fonder ce que l'on nommera la « Seconde génération de l'École de Francfort ». S'il n'a que des liens historiques ténus avec l'école de Francfort, sa réappropriation de la théorie critique fait de lui non seulement l'héritier de Horkheimer mais aussi un innovateur susceptible de libérer la théorie critique « des entraves dont elle n'avait pas su elle-même se déprendre ». Toutefois, au sein de l'institut, une critique de cette libération par Habermas de la théorie critique, a aussi été développée par Moishe Postone, tout en prenant en compte également les entraves des théories de la première génération[1]."

de wikipedia.

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